Daniel Coté

Daniel Côté est anthropologue et chercheur à l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST). Il a obtenu un doctorat en anthropologie de l’Université de Montréal en 2007 après avoir effectué des travaux de recherche ethnographiques dans le nord de l’Inde. Aujourd’hui, ses travaux portent sur la réadaptation des travailleurs ayant subi une lésion professionnelle et la prévention des incapacités. Sa programmation de recherche porte sur les travailleurs en situation de vulnérabilité et plus spécialement sur les parcours de réadaptation des travailleurs immigrants et sur les enjeux relatifs à la communication interculturelle dans les milieux d’intervention. Il s’intéresse également aux inégalités sociales de santé, à la précarisation du travail et au phénomène de la stigmatisation en portant un regard critique et systémique sur les parcours d’expériences individuelles. Ses plus récents travaux se situent dans une approche collaborative qui engage chercheurs et praticiens dans une démarche de coconstruction des savoirs. Daniel Côté est également professeur associé au Département d’anthropologie de l’Université de Montréal, chercheur régulier au sein du Laboratoire de recherche en relations interculturelles (LABRRI) et chercheur régulier au sein de l’Institut universitaire SHERPA.

Isabelle Fortier

Professeure titulaire à l’ENAP (École nationale d’administration publique), elle enseigne les habiletés de direction, les compétences de gestion et le développement de carrière auprès de gestionnaires en exercice et de la relève en gestion dans l’administration publique québécoise. Elle travaille avec les approches biographique et clinique en recherche et en formation et aborde les transformations dans les organisations dans une perspective critique. Ses intérêts de recherche portent principalement sur les réformes de l’État et les modes de gouvernance; les enjeux de l’accélération sociale et de reconnaissance dans le contexte d’hypermodernité. Responsable (2016-2020) du bureau du Comité de recherche en sociologie clinique de l’Association internationale des sociologues de langue française (AISLF), elle a co-édité récemment un ouvrage collectif sur La clinique en sciences sociales (PUQ, 2018).

Sophie Hamisultane

sophie.hamisultane@umontreal.ca

Sociologue clinicienne, professeure à l’École de travail social de l’Université de Montréal, Sophie Hamisultane travaille sur la complexité psychosociale des rapports d’interculturalité en tenant compte des processus socio-historiques, notamment dans la construction de soi des personnes descendantes de migrants. Elle questionne également la posture professionnelle dans le cadre de l’intervention. Dans une approche clinique en sciences sociales, elle utilise des outils méthodologiques ( Roman familial et trajectoire sociale, Photolangage) qui s’inscrivent dans le récit individuel et en groupe . Ses travaux actuels portent sur les formes d’exclusion qui conduisent à de nouvelles formes d’appartenance chez les personnes les personnes descendantes de migrants. Elle est chercheure à l’institut universitaire Sherpa (recherche, immigration, société)membre, co-responsable du bureau du comité de recherche CR19 (sociologie clinique) de l’Association internationale des sociologues de langue française (AISLF), vice-présidente du Centre international de recherche, formation, intervention psychosociologiques (CIRFIP), membre correspondante pour le Canada du Réseau International de sociologie Clinique (RISC). Elle a publié Trouble dans l’interculturalité (L’harmattan, 2017) et co-édité Clinique en sciences sociales (PuQ, 2018).


Marie-Josée Lorrain

lorrain.marie-josee@uqam.ca

Professeure agrégée au département d’organisation et ressources humaines, Université du Québec à Montréal (Uqam) depuis 2012. A partir de sa thèse de doctorat en communication organisationnelle en contexte interculturel (1997) impliquant des travailleurs étrangers, elle a consacré une grande partie de sa carrière à travailler sur les questions de la présence de travailleurs étrangers dans les équipes et les organisations multiculturelles, contribuant à la construction de la théorie des migrations mondiales et des relations interculturelles en organisation, ainsi que la promotion de la recherche et de la pratique de l’intervention communicationnelle interculturelle.  Entre 1996 et 2009, elle a obtenu plus de quinze financements à titre de chercheure principale ou co-chercheure de différents organismes subventionnaires japonais (équivalents FRQSC et CRSH). De 1996 à 2001, en tant que chercheure d’établissement au National Institute for Japanese Language and Linguistics, elle a développé un important programme de recherches et de formations interculturelles pour les personnels gouvernementaux japonais postés à l’international. De 2001 à 2009, en tant que professeure agrégée à l’Université Takachiho, elle a mené plus d’une dizaine d’enquêtes qualitatives avec des entretiens biographiques auprès de gestionnaires internationaux d’une trentaine d’entreprises, éclairant une forme spécifique d’organisation du travail, le développement d’équipes de travail multiculturelles. Depuis 2012, au Québec, elle s’intéresse à la gestion de la diversité ethnoculturelle au sein des institutions et organisations, aux compétences d’intervention interculturelle, ainsi qu’aux difficultés d’insertion et de maintien au travail des personnes issues de l’immigration. Elle mène également des recherches et des formations universitaires sur les pratiques de communication organisationnelle au niveau interpersonnel à partir d’approches réflexives et expérientielles.

Direction de recherches:

Axe travail-transformations organisationnelles

Doctorat

Martial Rousseau: Le consultant en développement organisationnel : sujet au cœur des paradoxes du métier

Axe Immigration-interventions-interculturalité

Doctorat

Émilie Tremblay (co-direction):Éthique de l’altérité au sein des modes de gestion dans les organisations publiques de santé: le cas des technologistes médicaux et de laboratoires

Maitrise

Faïza Mahallem: Processus psychologiques et aptitudes d’ouverture à la différence ethnoculturelle :  le cas de gestionnaires de proximité répondant à un accommodement raisonnable

François Moulin-Langevin: Communication et rapports interculturels en gestion : l’expérience vécue d’employeurs de la PME québécoise dans la gestion de la main d’œuvre de travailleurs étrangers temporaires

Sabrina Sylvestre: Pour une meilleure intégration de la perspective communicationnelle en gestion internationale : un enjeu de gestion incontournable

Sandra Marylise Nazé:  Communiquer dans les équipes de travail multiculturelles                                             

Cécile Nicolas

nicolas.cecile@uqam.ca

Professeure-enseignante et chercheure au département organisation et ressources humaines de l’École des Sciences de la Gestion de l’Université du Québec à Montréal depuis 2013. Docteur en sciences de l’éducation, clinicienne, adepte de la recherche-action, ses recherches actuelles s’axent plus particulièrement sur la coopération dans le travail et l’analyse de l’activité de communication interpersonnelle, ainsi que sur les pratiques de communications interpersonnelles en milieux organisés et en contexte interculturel. Elle s’intéresse également aux parcours de vie, d’insertion professionnelle et au maintien en emploi des personnes issues de l’immigration au Québec. Elle est membre associée au Centre de recherche en immigration, ethnicité et citoyenneté (CRIEC) et du Groupe d’Études et de Recherches Axées sur la Communication Internationale et interculturelle (GERACII) de l’UQAM.

Jacques Rhéaume

Jacques Rhéaume, Ph. D en sociologie,  est professeur émérite au département de communication sociale et publique de l’Université du Québec à Montréal. Il est également psychologue, membre de l’Ordre des psychologues du Québec, détenteur d’une maîtrise en psychologie et d’une autre, en philosophie.  Il est  actuellement chercheur à l’Institut Sherpa, du Centre Intégré Universitaire de Services Sociaux et de Santé (CIUSSS) du Centre-ouest de l’Ile de Montréal et membre Réseau international de sociologie clinique (RISC). Son expertise est dans le domaine de la psychosociologie des groupes et des organisations formelles.
Il a réalisé plusieurs  recherches sur les relations entre les formes d’organisation du travail et la santé mentale, suivant l’approche de la Psychodynamique du travail. Il a travaillé également sur l’analyse des  pratiques d’intervention en milieu communautaire, touchant l’itinérance ou les services en  immigration et refuge. Il a développé dans ce contexte une méthodologie des histoires de vie collectives d’organismes communautaires. Il fait aussi de la recherche-intervention à partir d’une approche auto-biographique des récits de vie en groupe restreint, du type Roman familial et trajectoires sociales.
Mots clés  et centres d’intérêts : Santé mentale au travail et risques psychosociaux ; approches biographiques en recherche et en formation ; questions éthiques dans l’intervention et la pratique sociale ; fondements philosophiques et psychosociologiques du sujet et de l’acteur social.

Martial Rousseau

Martial Rousseau est doctorant et chargé de cours en administration à l’ESG UQAM.
Titulaire d’un Master grande école 2e cycle européen (Montpellier Business School – Università di Bologna) et d’un MBA en gestion internationale (Université Laval), il a d’abord travaillé plus de onze ans dans le secteur privé en Italie et en Slovénie, puis dans le secteur pluriel à Montréal et en Thaïlande. Intitulée « Le consultant en développement organisationnel : sujet au cœur des paradoxes du métier », sa thèse porte sur les trajectoires de subjectivation des consultant.es en développement organisationnel / psychologie organisationnelle face aux dilemmes et paradoxes de leur métier. Ses intérêts de recherche touchent aujourd’hui le développement organisationnel, les approches sociologiques cliniques et la communication organisationnelle, pour problématiser le rapport entre angles de vue sociologique et communicationnel dans le management et l’organisation du travail.

Isabelle Ruelland

(Ph. D. Sociologie) est chercheure postdoctorale au Centre de recherche et de partage des savoirs InterActions du CIUSSS-du-Nord-de-l’île ainsi qu’au Hub- Politique, organisation et droit (H-POD) du Centre de recherche du CHUM et de la Faculté de droit de l’Université de Montréal. Elle enseigne à l’École de travail social et à la Faculté de communication de l’UQAM. Isabelle se spécialise dans l’étude des espaces d’innovation démocratique au sein des réseaux publics scolaires et sociosanitaires. Ses recherches récentes, au sein du Partenariat ARIMA, visent à construire de nouveaux outils conceptuels en vue de définir des trajectoires de démocratisation à l’œuvre dans les dynamiques collaboratives qui prennent forme entre les réseaux publics et communautaires de santé mentale jeunesse, à saisir leur efficacité et à analyser leur potentiel de transférabilité à d’autres réseaux du Canada, du Brésil et du Danemark.